PM NETANYAHU à l’Assemblée Générale de l’ONU

Extraits du discours du PM NETANYAHU

  •   à l’Assemblée Générale de l’ONU- 1er octobre 2013
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    L’odyssée du peuple juif à travers le temps nous a appris deux choses: Ne jamais perdre espoir. Toujours rester vigilant. L’espoir trace le futur. La vigilance le protège.

    Aujourd’hui, notre espoir pour l’avenir est menacé par un Iran doté de l’arme nucléaire qui cherche à nous détruire. Mais je veux que vous sachiez: cela n’a pas toujours été le cas. Il y a quelque 2500 ans, le grand roi perse Cyrus mis fin à l’exil babylonien du peuple juif. Il publia un édit célèbre dans lequel il proclamait le droit des Juifs à retourner sur la terre d’Israël et reconstruire le Temple juif à Jérusalem. C’est un décret Persan, et ainsi commença une amitié historique entre les Juifs et les Perses qui dura jusqu’à l’époque moderne.

    Mais en 1979, un régime radical à Téhéran a tenté de détruire cette amitié. En même temps qu’il était occupé à écraser les espoirs du peuple iranien pour la démocratie, il a également initié des slogans sauvages de «Mort aux Juifs!"

    Maintenant, depuis cette époque, les présidents de l’Iran vont et viennent. Certains présidents ont été considérés comme modérés, d’autres extrémistes.

    Cependant ils ont tous formulé le même credo impitoyable, ce même credo qui est  adopté et appliqué par le réel pouvoir en Iran c’est à dire par le dictateur connu en Iran comme le chef suprême, d’abord l’Ayatollah Khomeiny et aujourd’hui l’ayatollah Khamenei.

    Le président Rohani, comme les présidents qui l’ont précédé est un fidèle serviteur du régime. Il était l’un des six candidats du régime autorisé à se présenter aux élections. Alors que près de 700 autres candidats ont été rejetés.

    (…)

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    PM Netanyahu addresses UN General Assembly PM Netanyahu addresses UN General Assembly : UN Photo/Evan Schneider
     
     
    Comme tout un chacun, je voudrais que nous puissions croire les paroles de Rohani. Mais nous devons nous concentrer sur les actes de l’Iran. (…)

    Rohani se tenait à cette même tribune la semaine dernière et il a salué la démocratie iranienne. La démocratie iranienne, a-t-il dit. Mais le régime qu’il représente exécute les dissidents politiques par centaines et en emprisonne par milliers.

    Rohani a parlé de «la tragédie humaine" en Syrie.

    Pourtant, l’Iran participe directement au meurtre et au massacre de dizaines de milliers d’innocents par Assad, des hommes, des femmes et des enfants en Syrie, et ce régime soutient un régime syrien qui vient juste d’utiliser des armes chimiques contre son propre peuple.

    Rohani a condamné le « fléau du terrorisme violent. » Pourtant, au cours des ces trois dernières années, l’Iran a ordonné, planifié ou perpétré des attaques terroristes dans 25 villes sur les cinq continents.

    Rohani dénonce « les tentatives de modifier l’équilibre régional par procuration. » Cependant, l’Iran déstabilise activement le Liban, le Yémen, le Bahreïn, et de nombreux autres pays du Moyen-Orient. (…)

    Je souhaiterais croire Rohani, mais je ne le fais pas parce que les faits sont têtus. L’ensemble des actions du régime iranien contredisent totalement le discours en berceuse .

    Vendredi dernier, Rohani nous a assuré que dans la poursuite de son programme nucléaire, l’Iran n’a « jamais choisi la tromperie et le secret. » Jamais choisi la tromperie et le secret ?

    Eh bien, en 2002, l’Iran a été pris en flagrant délit de construction secrète d’une installation de centrifugeuse souterraine pour installer des centrifugeuses à Natanz.

    Puis, en 2009, l’Iran a de nouveau été pris en flagrant délit de construction secrète d’une immense installation nucléaire souterraine d’enrichissement d’uranium sous une montagne près de Qom. (…)

    Pourquoi un pays qui prétend vouloir se doter seulement de l’énergie nucléaire civile, construirait-il secrètement des installations d’enrichissement souterraines ?

    Pourquoi un pays aux vastes réserves énergétiques naturelles investirait-il des milliards dans le développement de l’énergie nucléaire ?

    Pourquoi un pays qui a seulement l’intention de construire des programmes nucléaires civils continuerait-il à défier les nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité et supporterait ainsi le coût exorbitant des sanctions qui paralysent son économie ?

    Et pourquoi un pays avec un programme nucléaire pacifique développerait-il des missiles balistiques intercontinentaux (IBCM) dont le seul but est d’être armés d’ogives nucléaires?

    Vous ne construisez pas des missiles à longues portée pour envoyer du TNT à des milliers de kilomètres de chez vous. Vous les construisez dans un seul but : transporter des ogives nucléaires.

    L’année passée, quand j’ai parlé ici à l’ONU, j’ai dessiné une ligne rouge. L’Iran a veillé avec attention à ne pas franchir cette ligne. Mais l’Iran se positionne sur cette ligne et la franchira au moment de son choix.

    L’Iran veut se trouver en position de pouvoir accélérer la construction des bombes nucléaires avant que la Communauté internationale ne puisse le détecter et encore moins l’en empêcher.

    Cependant, l’Iran fait face à un gros problème, et ce problème se résume en un seul mot : Sanctions.

    Grâce aux efforts déployés par de nombreux pays, dont beaucoup sont représentés aujourd’hui ici, et sous la houlette des États-Unis, ces lourdes sanctions ont produit un fort impact sur l’économie iranienne; Les revenus du pétrole ont chuté, la monnaie locale s’est effondrée, les banques se sont heurtées à d’énormes problèmes de transferts d’argent.

    Par conséquent, le régime s’est retrouvé soumis à la forte pression exercée par le peuple iranien, avide de voir ces sanctions levées. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles Rouhani a pu être élu. C’est ce qui explique aussi son offensive de charme.

    Voici maintenant, sa stratégie pour y parvenir:

    Primo, sourire encore et toujours. Sourire n’a jamais fait de mal à personne.

    Secundo, parler de paix, de démocratie et de tolérance mais du bout des lèvres.

    Tertio, faire d’insignifiantes concessions en échange de la levée des sanctions.

    Et quatrièmement, et c’est là le plus important: s’assurer que l’Iran conserve suffisamment de matériau nucléaire et d’infrastructures nucléaires pour fabriquer la bombe au moment voulu.

    Et savez-vous pourquoi Rouhani pense qu’il pourra s’en tirer ainsi ? Je veux dire, qu’il s’agit-là d’une ruse, d’un stratagème.

    Pourquoi Rouhani pense qu’il peut user de cette ruse ?

    Parce qu’il l’a déjà fait par le passé. Parce que sa stratégie de parler beaucoup et faire peu a déjà fonctionné dans le passé. Il s’en est même vanté. Voici ce qu’il écrivait en 2011 dans son livre, lors de la période durant laquelle  il faisait fonction de négociateur en chef du nucléaire iranien : « Pendant que nous parlions aux Européens à Téhéran, nous équipions notre installation à Isfahan …»

    Il a dupé le monde une fois. Aujourd’hui, il pense qu’il peut le tromper à nouveau. Vous voyez, Rouhani pense qu’il peut avoir son gâteau jaune et le manger également.

    Et il a une autre raison de croire qu’il peut s’en tirer comme ça, et cette raison s’appelle la Corée du Nord.

    A l’instar de  l’Iran, la Corée du Nord avait également déclaré que son programme nucléaire n’avait que des fins pacifiques. Comme l’Iran, la Corée du Nord avait  également fait des concessions minimes en échange de l’allégement des sanctions. En 2005, la Corée du Nord avait  accepté un accord qui avait  été applaudi dans le monde entier par de nombreuses personnes bien intentionnées.

    Un an plus tard, la Corée du Nord faisait exploser son premier engin nucléaire militaire.

    Bien que le degré  de dangerosité d’une Corée du Nord possédant l’arme nucléaire  soit énorme, celui-ci   serait  minime  par rapport au degré de dangerosité  que représenterait l’Iran  ayant entre ses mains l’arme nucléaire.

    Un Iran doté d’armes nucléaires pourrait paralyser les principales sources d’énergie du monde. Il pourrait déclencher une prolifération nucléaire au Moyen-Orient, faisant de la partie la plus instable de la planète, une poudrière nucléaire. Et pour la première fois dans l’histoire, apparaitrait le spectre du terrorisme nucléaire, avec tous les dangers que cela implique.

    Je sais que certains membres de la Communauté internationale pensent que je surestime cette menace. Bien sûr, ils savent que le régime iranien clame «Mort à l’Amérique!  Mort à Israël ! » et que Téhéran s’est   engagé  à  rayer Israël de la carte. Mais ils pensent que cette rhétorique violente n’est qu’une  fanfaronnade destinée  à contenter  le peuple.

    Ces gens n’ont-ils donc rien appris de l’histoire?

    Le siècle dernier nous a appris que quand un régime radical ayant  des ambitions hégémoniques possède une puissance militaire considérable, tôt ou tard, son appétit de  violence et de conquête  ne connaît plus  aucune limite.

    C’est la principale la leçon du 20ème siècle. Que nous ne pouvons en aucun cas oublier.

    Le monde a peut-être oublié cette leçon. Le peuple juif  lui, ne l’a pas  oublié !

    Le fanatisme de l’Iran n’est pas qu’une  de fanfaronnade de façade. Il est réel. Ce régime fanatique ne devrait  jamais être autorisé à se doter d’armes nucléaires.

    Je sais,  le monde est fatigué de la guerre. Nous en Israël, nous savons tous trop bien le prix de la guerre. Mais l’histoire nous a enseigné que pour éviter la guerre demain, nous nous devons rester  fermes et vigilants aujourd’hui.

    Voici ce que la communauté internationale se doit de faire.

    Tout d’abord, maintenir les sanctions. Si l’Iran continue de faire progresser son programme d’armement nucléaire au cours des négociations, alors renforcer encore les sanctions.

    Deuxièmement, ne pas accepter d’accord partiel.  Un accord partiel permettrait la levée  des sanctions internationales qui ont nécessité de longues années pour être mises en place et ce en échange de concessions de façade qui ne prendraient  à Téhéran  que  quelques semaines seulement  à rattraper.

    Troisièmement, ne lever les sanctions que lorsque l’Iran aura entièrement démantelé son programme nucléaire militaire.

    Si Israël se trouve dans l’obligation de rester seul, Israël restera  seul. Pourtant, même seul, Israël sait  qu’il en défendra beaucoup, beaucoup d’autres.

    Les dangers d’un Iran nucléaire et l’émergence d’autres menaces dans notre région ont conduit  beaucoup de nos voisins arabes à enfin reconnaître qu’Israël n’était pas leur ennemi. Cela nous a donné l’opportunité  de surmonter des vieilles  rancœurs, des rancœurs historiques,  de construire de nouvelles relations, de bâtir  de nouvelles amitiés, de créer de nouveaux espoirs.  Israël se félicite de cet engagement  avec un monde arabe élargi.

    Nous espérons que nos intérêts communs et les défis que nous avons à relever conjointement nous  aiderons à forger un avenir plus pacifique.

    Voici donc ce que doit faire la communauté internationale.  Tout d’abord, maintenir les sanctions. Si l’Iran poursuit son programme d’armement nucléaire au cours des négociations, il faut  renforcer les sanctions.  "

    Deuxièmement, ne pas accepter d’accord partiel.  Un accord partiel qui aboutirait à la levée des sanctions internationales qui ont nécessité de longues années pour être  mise en place, en échange de concessions superficielles, permettrait à l’Iran de rattraper son programme nucléaire en quelques semaines seulement.

    En troisième lieu, ne lever les sanctions que lorsque l’Iran aura totalement démantelé, et de façon vérifiable, son programme de fabrication d’armes nucléaires.

    Nous voulons tous donner à la diplomatie avec l’Iran une chance de réussir. Mais quand il s’agit de l’Iran, il faut savoir que plus les pressions seront fortes, plus les chances de succès le seront aussi. Il y a 30 ans, le Président Ronald Reagan avait donné ce conseil : Faites confiance, mais vérifiez toujours. Quand il s’agit de programme d’armement nucléaire de l’Iran, voici mon conseil : méfiance, démantèlement et vérification.