Festival des Arts Ephémères

Festival des Arts Ephémères

  •   ILANA SALAMA ORTAR
  •    
    Cinquième édition du Festival des Arts Ephémères
    du 23 mai au 13 juin 2013
    Parc de Maison Blanche
     
    Interview d' ILANA SALAMA ORTAR
    pour son oeuvre
    "Laisser Passer" AEM-GWINOX
     
     
    Pour œuvrer à la Capitale européenne de la culture, des artistes de toutes disciplines investissent depuis 2008 des lieux non culturels et atypiques comme les entreprises privées, les services administratifs, les hôpitaux, les associations… Ces résidences originales, intitulées les Ateliers de l’EuroMéditerranée, provoquent des rencontres inédites entre arts et société, et donnent lieu à une soixantaine de nouvelles créations dans toutes les disciplines artistiques. Créé en 2009 dans le Parc de la bastide de Maison Blanche, le Festival des Arts Ephémères favorise la diffusion de l’art contemporain en invitant les artistes à une rencontre avec le grand public et avec les participants des ateliers de pratiques amateurs développés par l’Ecole Supérieure d’Art et de Design Marseille-Méditerranée dans le cadre naturel du jardin de Maison Blanche. Les œuvres ne sont pas pérennes, elles vivent une expérience de démonstration qui peut ou non agir sur elles selon le choix de l’artiste et la manière dont les éléments s’empareront d’elles. Le public est le premier témoin de ce rapport privilégié au temps.
     
     C'est à cette occasion que le Festival des Arts Ephémères fera découvrir l'exposition d'Ilana Salama Ortar « Laisser Passer » aux spectateurs.
     
     
     
    L'ARTISTE
     
    Née à Alexandrie, Egypte, Ilana Salama Ortar vit et travaille à Tel Aviv, Londres et Berlin, Ilana Salama Ortar définit souvent sa pratique artistique comme relevant de « l’art civique » : des interventions urbaines pluridisciplinaires, incluant installation, performance et dessin qui concerne l'architecture d'urgence dans l'espace public. Son travail implique une réflexion sur les notions d’espace public et d’opinion publique. L'art civique vient rendre sensibles et audibles les processus d’effacement de la mémoire dans l’espace public et vise à faire de celle-ci un accomplissement pratique, mobile, jouable, transformable. Il y a maintenant près de douze ans qu’Ilana Salama Ortar poursuit un travail sur le camp du Grand Arénas, empreinte de sa propre histoire personnelle. Dans le même temps, Ilana, artiste vivant en Israël,  prend à bras le corps la question du territoire – en particulier en s’appuyant sur la relation historique et contemporaine des territoires d’Israël-Palestine - en tant que question géopolitique, sociale et culturelle. De nombreuses collections publiques internationales présentent les œuvres de Ilana Salama Ortar comme le FRAC, Paris ; FRAC Poitou-Charentes ; le Musée d'Israël, Jérusalem, le Musée de Tel Aviv, le Musée d’art moderne de Haïfa ; le Metropolitan art museum, New York ; le musée Guggenheim, New York ; la Bibliothèque Nationale, Paris, le Stedelijk Museum, Amsterdam
     
    L'ŒUVRE   
     
    « Laissez-Passer » s'inscrit dans la continuité d’une recherche politique/poétique des lieux de mémoire, tout en essayant d’ouvrir vers une autre perception de l'immigration.
    Au-delà d’une approche artistique, « Laissez-passer » deviendrait un espace universel de résilience, c’est à dire un espace libératoire qui absorberait les mémoires douloureuses des personnes marquées par un choc traumatique comme celui d’une déportation, d’un exil ou lié à une migration. En fondant l’histoire du Grand Arénas dans un nouvel environnement urbain à Marseille, Ilana Salama Ortar souhaite ouvrir le débat à d’autres grandes préoccupation et thématiques sociétales (guerres, climat & environnement, pauvreté) de ce XXIe siècle car un nombre toujours croissant d’êtres humains se retrouve sur la route.
     
     
    La conception de cette nouvelle installation est une déclinaison du modèle exposé au Musée d’Art Contemporain de Marseille et au Musée d’Herzliya (2005) : une grande maquette à l’échelle de l’Algéco représentant l’espace d’une famille dans la baraque de transit du camp du Grand Arénas
     
    Plus d'informations:
     
  • icon_zoom.png
     : MP2013
     
     
  •